| Les activités |
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Les activités du Syndicat Intercommunal de la Giscle sont essentiellement tournées vers la gestion durable des milieux aquatiques et de la végétation rivulaire. La gestion durable des milieux aquatiques mis en oeuvre par le SIG. Une gestion cohérente et adaptée de cette végétation présente l'avantage d'être durable et de résoudre les problèmes hydrauliques tout en participant au maintien de la biodiversité. Des programmes de travaux ont ainsi été élaborés afin de fixer les niveaux d'entretien souhaités par tronçons de rivière en fonction des enjeux et des objectifs à atteindre.
Mise en oeuvre d'études définissant la gestion des milieux aquatiques sur le bassin versant de la Giscle
De nombreuses études complémentaires inscrites à ce Contrat sont venues compléter le Schéma de Restauration, d'Aménagement et de Gestion et enrichir l'état des connaissances en se focalisant sur des thématiques bien particulières :
Mise en oeuvre des travaux de restauration sur le bassin versant de la Giscle On peut distinguer deux catégories de travaux de restauration mis en oeuvre sur le bassin versant de la Giscle :
Ces travaux sont réalisés sur l'ensemble des 39,4 Km de cours d'eau entretenus, les interventions étant espacés de trois années pour chaque tronçon de rivière afin de respecter le cycle végétatif des boisements. Par ailleurs, les travaux sont réalisés du mois de Novembre à Mars afin d'intervenir durant la période de repos végétatif de la végétation (descente de sève). Une intervention est programmée chaque année sur les trois ruisseaux (Saint Pons, Saint Pierre, Maïre) qui assurent le ressuyage (évacuation des eaux) de la plaine alluviale en cas d'inondation. Les travaux de restauration de la ripisylve sont limités au lit, aux berges et sur une largeur maximale de 6 mètres en retrait de la rive.
Le débroussaillage des berges concerne pour une large part la taille de cannes. Le cannier est une composante indissociable de la végétation rivulaire du bassin versant. La densité d’un cannier non entretenu peut être très élevée (couverture proche des 100%) et peu d’espèces résistent à son invasion. Le cannier est donc un facteur d’appauvrissement floristique localisé. Abandonné, le cannier produit énormément de matériels végétal secs, rend l’accès aux berges impossible et favorise les sapements qui entraînent son basculement dans le lit et la formation prévisible d’embâcles (obstruction du lit de la rivière gênant l'écoulement des eaux). C’est pourquoi une coupe est réalisée tous les trois ans lorsque la canne sèche et meurt. Les jeunes arbres présents dans le cannier sont évités ce qui permet de concurrencer la canne de Provence à moyen terme.
L’abattage et le recépage des arbres concernent les sujets trop penchés et déstabilisés, morts ou sénescents. Le recépage permets d’éviter le basculement des souches dans la rivière en obtenant des rejets. Ces arbres sont traités en fonction des enjeux (amélioration des écoulements, maintien de la biodiversité…) présents sur chaque tronçon de rivière entretenu.
Les travaux d'aménagement de berges concernent essentiellement les zones présentant un enjeu important, par exemple lorsqu'il existe un danger pour des zones occupés ou bâties ou encore lorsque le libre écoulement des eaux n'est plus possible. Lorsque les contraintes physiques (force d'arrachement) le permettent, ces travaux sont réalisés en génie végétal, c'est à dire en utilisant des végétaux, du matériel vivant pour construire des protection de berge et permettre leur stabilisation grâce au réseau racinaire. Les conditions hydrologiques défavorables sur le bassin versant de la Giscle (déficit des précipitations) ne permettent pas de recourir systématiquement à ces techniques, des techniques plus classiques sont alors utilisées tel que le tunage ou l'enrochement pour protéger le pied de berge.
Protection de berge en génie végétal
La fascine est constituée de branches "vives" de Saules (capables de rejeter) que l'on dispose entre une double rangée de pieux en Châtaignier (imputrescible). Cette technique présente l'intérêt de protéger efficacement le pied de berge en supportant des forces importantes.
Le caisson bois végétalisé supporte des forces d'arrachement plus importantes que la fascine car il est construit avec des rondins de bois (longrines et moises) solidement fixés. Des ramilles de Saules sont disposés dans les caissons formés qui sont remplis de terre végétales. L'assise du caisson est disposée sur une chemise drainante composée de matériaux pierreux. Protection de berge "classique"
Le tunage est composé de planches en Mélèze (imputrescible) battus sur des pieux en Châtaigniers sur plusieurs niveaux. Un géotextile synthétique est disposé à l'arrière des planches afin d'éviter le départ de particules fines. Cette technique permet de protéger efficacement une berge dans l'attente d'une reprise de la végétation.
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